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L’ecole de sandalette de l’artiste Eza Komla


Par Djonda Akpéhou Gustave

De ces artistes jeunes et autodidactes qui font briller d’une autre couleur l’environnement artistique des plasticiens à Lomé ces derniers temps, il est nécessité que l’on s’attarde sur le travail de EZA KOMLA qui fait couler non seulement de l’encre mais aussi de la salive. Tout commença sur les bancs d’école, mais c’est en 2003 par l’ARQ (Atelier des Arts de Quartier) organisé par le centre culturel DENYIGBA que l’aura artistique de EZA KOMLA se fera remarque pour la première fois avec d’autres artistes confirmés et professionnels. Equipé et armé de ses petites expériences, il participa au concours de dessin et d’art en prélude à la célébration des jeux olympiques d’Athènes en GRECE. Retenu par la commission d’organisation pour venir à Athènes participer à l’exposition collective lors des jeux, malheureusement pour ce voyage n’aura pas lieu pour lui pour cause de moyens. Il décide de côtoyer CAMILLE AZANKPO, un artiste togolais de renom de par sa personnalité, sa philosophie et sa technique de travail. EZA sera moulé et forgé dans sa nouvelle technique de travail grâce à son aîné CAMILLE. « Le grand frère a fait beaucoup de chose dans ma vie professionnelle… » Affirme t-il avec un grand air confiant.


Dans une technique tout à fait personnelle, EZA fonde sa philosophie sur les sandalettes récupérées. Comme quoi, « sans les sandalettes, mon travail artistique n’hésite pas et certainement moi aussi, j’en fais des tableaux, des assemblages ou des installations ». Il les récupère dans la rue, au dépotoir, où peu importe là où « vous l’avez jeté parce qu’elles ne servent plus ». Après tri, lavage et désinfection des sandalettes usées, elles sont reliées par des fils de fer en patchwork, et puis commence le plus dur du travail de l’artiste que le commun des mortels ne voit pas facilement : le sens artistique, le message, l’esthétique…Chacune de ses sandalettes porte son propre histoire, voire une certaine vibration laissée par le porteur.

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Chaque sandalette trahit en quelque sorte l’identité, et la classe sociale de son porteur. Celles du riche sont bien sûr usée mais gardent un aspect propre, par contre le pauvre qui ne se sépare très peu de ses sandalettes se présente totalement usées, trouées « profondément trouées. Par mon travail j’essaye de concilier tous ses aspects de la vie, pour traduire le dynamisme dans l’évolution de l’homme avec grand « H ».Une philosophie basée sur la marche, le déplacement, l’évolution de l’homme et son quotidien. Par ailleurs EZA se confond à un écologiste, un nettoyeur de la cité et sauve par son travail l’environnement. L’école des sandalettes vient de voir le jour.  Et si par hasard vous perdez vos sandalettes, suivez mes empreintes